des choses en forme de mots

 

 

À la Maison Garonne dans le cadre de l’exposition L’eau nomade

Rien n’avait commencé, tout devait arriver.
À l’image de l’eau qui coule, et de son endroit, entre deux rives ; deux points ; une traversée, une transition, un trait d’union, un ailleurs où le temps est autre comme en attente — pour des gens — dans un mobil-home.
« Des mots en forme de choses, des phrases dont on entend juste la courbe. Ça fait des visages. C’est beau. C’est vrai. »
Passer le seuil, le seuil de la porte, entrer dans la maison, celle qui n’en est pas vraiment une, un appoint, une ressemblance, une parenthèse, une impermanence localisée en marge, le temps d’un passage subi ou choisi, bref ou durable.
Cheminer au-delà, au-delà des murs et des mots entendus.
De ces rencontres et moments passés ensembles, de petites choses affleurent à la surface, des mots, des objets confiés, tous reflets des vies des résidents et de leur attachement à ce lieu singulier.
Presque impalpable mais transmissible, l’empreinte de ces présences est délicate et fragile.
 Quelle forme donner à la mémoire ?
Un nouveau seuil est convoqué, commun, en un ensemble d’instantanés où le temps n’existe pas.
Un entrelac en plein et en creux.

Collection de 20 objets et une plaque.
À l’issue de chacune des rencontres, un objet est confié ou donné, référencé et codé puis disposé en pendant des inscriptions manuscrites laissées aux abords des maisons dans la camping.

 


 

Des mots en formes de choses au camping

 

L’eau nomade / Maison Garonne / PAHLM Pratiques Artistiques Hors Les Murs / Cazères / 2019